Deba

Plages, nature et secrets millénaires

Des plages et falaises spectaculaires, des massifs calcaires crétacés, des gisements archéologiques, le Chemin de St Jacques de Compostelle, des monuments gothiques extraordinaires, notre gastronomie et nos fêtes nous offrent la possibilité de réaliser un voyage authentique pour découvrir les temps géologiques ainsi que la culture et tradition d'un peuple millénaire. 

Emplacement - Comment y arriver

Histoire et patrimoine

Plages, vagues et le flysch

La zone rural, la prehistoire et le karst

Au long des rues

Promenades et tourisme actif

 

Géoparc Mondial UNESCO de la Côte Basque

 

Emplacement

 

Territoire historique: Gipuzkoa

Région: Debabarrena

Étendue: 51,9 km²

Habitants: 5.458 (2018)

Comment y arriver

 

La ville de Deba se trouve dans la zone la plus occidentale de la côte de Guipuzkoa. Très proche de la ville voisine de Mutriku, frontière avec le Territoire Historique de Biscaye, et à peu kilomètres de Zumaia; villes qui composent le Géoparc de la Côte Basque. En plus de son centre urbain situé en bord de mer, elle possède une série de petits quartiers ruraux pleins de charme, tels que Itziar, Lastur et Elorriaga. Et tout cela, dans un cadre naturel dans lequel ses paysages forment une fusion parfaite entre le bleu de la mer et le vert perpétuel de ses montagnes.

Plages, vagues et le flysch

Deba possède deux magnifiques plages situées pratiquement dans sa zone urbaine. Toutes les deux, aussi bien celle de Santiago que celle de Lapari, ont la certification ISO 14.001 et des vagues d'une qualité exceptionnelle pour des surfeurs de tous niveaux. Au dessus d'elles, en guise d'un long belvédère, les promenades en bord de mer Cárdenas et Pablo Sorozabal parcourent la côte, nous offrant des vues panoramiques spectaculaires sur le littoral et la mer Cantabrique.

La rivière, qui pendant des siècles, fut le moteur de l'économie du village, est devenu un élément récréatif et de loisir. L'une de ses rives accueille un charmant et petit port de plaisance. Sur ses quais, les pêcheurs plaisanciers et de terre font des commentaires sur leurs prises. Sur la rive opposée, se trouve la réserve protégée de Casacampo, un beau marais où, ponctuellement chaque année, s'arrêttent les cormorans, les hérons et d'autres oiseaux vasicoles.

Mais si il y a bien une chose dont Deba est fier, c'est de ses promenades, ses jardins, et ses parcs; ils représentent presque un tiers de sa superficie urbaine. L'avenue de Calbetón en est un bon exemple, c'est un bel espace de 2 hectares, jondhé d'arbres et de jardins, pour le plus grand plaisir des petits et des grands.

Le flysch de Deba

Le littoral de Deba est considéré comme l'un des plus intéressant au monde, pour la richesse des phénomenes géologiques et des éléments biologiques qui s'y développent. Déclaré biotope protégé, il est l'un des endroits les plus spectaculaires du Géoparc de la Côte Basque.

Il compte de spectaculaires formation de flysch, particulièrement dans les zones de Mendata et de Sakoneta. Le flysch est un phénomène produit par l'action érosive de la mer sur les strates dures et molles, faisant que les roches pénètrent dans les eaux sur des centaines de mètres, comme une grosse côtelette. Tout un spectacle surtout à marée basse.

Le long de la côte se succèdent les petites plages et les criques, certaines de sable, d'autres de galets; un paradis pour les amoureux de la nature, et qui recherchent le calme et la tranquilité.

Sur les falaises, surplombant la mer, se trouvent les petits quartiers d'Elorriaga, Itsaspe et le mirador Santa Catalina, l'une des plus belles de la mer Cantabrique.

À ses pieds, la montagne est divisée par la route nationale qui serpente au-dessus de la falaise, nous invitant à faire une halte dans les belvédères panoramiques de "La Hilandera" et de "La Salve". L'arrêt en chemin en vaut la peine: la vue sur la côte est unique.

Au long des rues

Se promener dans ses ruelles, sans se presser, mais avec les yeux et le coeur grand ouverts, peuvent nous offrir la découverte de nouvelles expériences: un pintxo délicieux, un bâtiment singulier, une histoire fascinante, une nouvelle amitié... Les panneaux d'informations du centre historique nous aideront à comprendre l'histoire et l'évolution de la commune. 

Église de Sainte-MarieLa cité de DebaDeba et la pierre
Gare des pèlerins Palais Aguirre La Route du Flysch
Deba et la baleine Deba et les taureaux Le Faubourg des Tours
Itziar

La zone rurale, la prehistoire et le karst

À l’intérieur du territoire, nous découvrons le monde du karst; un paysage spectaculaire façonné par l’usure de la pierre calcaire et qui se forma dans un passé lointain sous une mer tropicale. La composition calcaire de la pierre et l’effet de l’eau durant des millions d’années, explique l’existence et la prolifération d’innombrables grottes, gouffres, lapiés, dolines, rivières sousterraines, gorges et terrains rocailleux aux formes capricieuses.

L’être humain occupe la vallée du Deba depuis plus de 200 000 ans. Deba compte une cinquantaine de grottes et gisements préhistoriques constituant l’un des plus importants groupes humains de l’étape paléolithique sur toute la corniche cantabrique. Les importants restes archéologiques trouvés dans cet environnement confirment la présence de deux types d’humains: les hommes de Néandertal et les hommes de Cro-magnon. Certains l’appellent «la petite Dordogne».

Pratiquement tout l'intérieur de la commune de Deba se trouve sur la zone géographique du massif d'Izarraitz, zone candidate au titre "Lieu d'Importance Communautaire" (LIC). C'est dans cette zone que se trouvent Itziar, la vallée de Lastur, ainsi que le petit hameau rural de San Nicolas de Lastur.

Itziar

À tout juste 6 km du centre de Deba, au pied du massif karstique d'Andutz, se situe Itziar, un important centre marial où se trouve le sanctuaire du même nom. Le temple est présidé par l’image romane de la Vierge d’Itziar (XIIe siècle), l’une des plus belles de l’iconographie basque et qui est l’objet de dévotion des marins.

À côté du sanctuaire d'Itziar se trouve la sculpture Amatasuna (Maternité) de Jorge Oteiza. Réalisée en hommage à sa femme Itziar, elle représente le concept de la maternité dans le sens le plus large du terme. La contemplation sous différents angles, offre 3 visions différentes, trois moments transcendantaux de la maternité. Il s’agit d’un vide existentiel qui tel une mère protège tout l’environnement qu’elle regarde, Amalur (la Terre-Mère).

Itziar est le point de départ idéal pour réaliser des excursions à pied dans les alentours. D’ici, nous pouvons nous diriger vers les hameaux de Endoia, Mardari, Arbiskoa ou Lastur, et monter au sommet de Andutz (613 m), Otarre (663 m), Agiro (739 m), Sesiarte (758 m) et Erlo (1030 m), d’authentiques miradors d’où l’on peut admirer de très belles vues panoramiques de la géographie basque.

Lastur

En continuant vers l'intérieur, nous entrerons dans la vallée de Lastur, un endroit paradisiaque à visiter et à parcourir à pied et sans hâte.

À un bout de la vallée se cache le petit hameau rural de San Nicolás de Lastur, s'organisant autour de la chapelle de San Nicolas, de moulins de Plazaola (anciennes forges), d'un fronton, d'à peine quatre maisons et de l'auberge, où nous pouvons visiter l'espace d'interprétation karstique et apprendre à connaître à travers des panneaux d'information, des photographies et des illustrations, l'histoire et les traditions de cette vallée, son lien avec la pierre et ses caractéristiques géologiques, ainsi que les modes de vie et les coutumes de ses habitants. Une vallée où la ferme, les grottes, l'eau, la pierre calcaire et les taureaux sont les principaux protagonistes.

La vallée de Lastur était déjà mentionnée dans un document de 1335, dans lequel le roi Alfonso XI, sur demande des forges de la vallée, autorisait la coupe des arbres des monts communaux les plus proches. Avec le temps, les forges de la vallée sont devenues des moulins et en témoignent les moulins de Plazaola, que l'on peut visiter en parfait état de conservation et de fonctionnement.

De la même place, à côté de l'ermitage commence commence le chemin PR-46 ou la Route du Karst. Un parcours d'une grande valeur paysagère et géologique au coeur du Géoparc.